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Ouverture à Libreville d'une Conférence internationale de sécurité sociale des petits pays |
| 24 octobre 2008 - XINHUA |
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Le Premier ministre gabonais Jean Eyeghé Ndong a ouvert à Libreville les travaux de la Conférence internationale de sécurité sociale des petits pays, sous le thème: "faire face aux défis spécifiques des régimes de sécurité sociale des petits pays".
Cette conférence est organisée par l'Association internationale de la sécurité sociale (AISS), en collaboration avec la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) du Gabon.
La rencontre permettra de faire un examen transversal des questions de sécurité sociale dans les pays ayant un niveau de protection sociale encore faible, dits petits pays dans le jargon de l'AISS.
Dans son allocution d'ouverture, le chef du gouvernement gabonais a souligné l'importance de la sécurité sociale. Pour le cas du Gabon, il a indiqué que le Gabon a compris très tôt les avantages tirés du développement d'une sécurité sociale en faveur des populations économiquement faibles.
Le directeur général de la Caisse nationale de sécurité sociale du Gabon, Antoine Dangouali Yalanzele a pour sa part axé son discours sur le rôle d'une caisse de sécurité sociale dans la lutte contre la pauvreté et l'amélioration de la productivité.
Près de 20% de la population mondiale vit dans une pauvreté absolue dont 300 millions en Afrique. Les caisses nationales de sécurité sociale ont pour objectif de lutter contre la pauvreté sous toutes ses formes, mais surtout en Afrique, la caisse peine à assumer ses missions. Les participant de la conférence de Libreville tenteront d'explorer les pistes devant aider les caisses de sécurité sociale à devenir plus opérationnelles que jamais.
Cette rencontre qui réunit 400 invités de divers pays, doit prendre fin vendredi.
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| Michaëlle Jean |
| CANADA - 19 octobre 2008 - par SAMY GHORBAL, ENVOYÉ SPÉCIAL À OTTAWA |
Gouverneure générale du Canada
Elle a été, avec Stephen Harper, le chef du gouvernement canadien, et Jean Charest, le Premier ministre de la province du Québec - les deux coorganisateurs de la conférence -, une parfaite maîtresse de cérémonie. Michaëlle Jean, 27e gouverneure générale du Canada, a accueilli, chez elle, dans sa résidence de la Citadelle, avec un plaisir non dissimulé, la trentaine de chefs d’État et de gouvernement des pays de la Francophonie qui avaient fait le déplacement à Québec pour assister, du 17 au 19 octobre, au 12e sommet des pays ayant le français en partage. Rayonnante, elle a fait forte impression. Femme, Noire, descendante d’esclaves haïtiens, devenue premier personnage de l’État et icône du multiculturalisme canadien : difficile d’échapper aux clichés pour qui se hasarde à décrire son extraordinaire parcours commencé il y a cinquante et un ans à Port-au-Prince, dans un pays « barbelé de pied en cap », vivant sous le joug d’une dictature impitoyable, celle des Duvalier. En 1968, persécuté par les sinistres tontons macoutes et ayant miraculeusement échappé à la mort, son père, Roger Jean, directeur du collège épiscopal Saint-Pierre, fuit avec sa famille en Amérique du Nord et débarque au Québec. « Nous avons plongé nos racines dans cette terre francophone et généreuse qui est devenue notre terre et où nous avons fait l’apprentissage de la liberté et de la citoyenneté », se souvient-elle.
Après des études de littérature comparée à Montréal et plusieurs séjours en Italie, à Florence, Milan et Pérouse, elle se lance dans le journalisme, entre à Radio-Canada, anime des émissions d’information, avant de devenir une des présentatrices vedettes du Téléjournal. Au milieu de l’été 2005, elle reçoit un coup de téléphone d’un émissaire mandaté par le Premier ministre de l’époque, le libéral Paul Martin, qui lui apprend qu’elle est pressentie pour succéder à l’honorable Adrienne Clarkson au poste de gouverneur général du Canada. Elle n’en croit pas ses oreilles. « C’était un honneur tellement inattendu ! Ma réflexion a porté sur une seule question : qu’est-ce qu’une personne comme moi, qu’est-ce que mon histoire singulière pourrait signifier pour mes concitoyens, qu’est-ce que le symbole que j’incarnais pourrait leur apporter ? Quand j’ai été convaincue qu’ils pourraient se projeter sur la différence que je représentais, j’ai accepté. » Le 27 septembre 2005, elle est donc officiellement désignée par la reine d’Angleterre, Élisabeth II. Le poste de gouverneur général, qu’on peut assimiler à celui de vice-roi, car, formellement, le souverain britannique est toujours le chef de l’État canadien, est essentiellement protocolaire : lecture des discours du Trône, promulgation des lois, accréditation des ambassadeurs, remise des décorations. « Cheffe » nominale des armées, elle est tenue informée du déroulement des opérations en Afghanistan, où le Canada a déployé plus de 3 000 soldats et essuyé ses plus lourdes pertes militaires depuis la guerre de Corée (une centaine de tués). « Son Excellence met un point d’honneur à assister au retour des corps, sur la base aérienne de Trenton, en Ontario, et à réconforter les familles », raconte une de ses proches collaboratrices.
Troisième femme et deuxième représentante issue des « minorités visibles » à accéder à cette fonction, Michaëlle Jean a grandement contribué à rajeunir une institution vieille de quatre cents ans et un peu désuète, comme tout ce qui touche à la monarchie anglaise dans les anciens dominions. Son style et sa liberté de parole et d’appréciation - « non négociable » - lui ont d’ailleurs valu quelques tiraillements avec l’actuel Premier ministre conservateur. C’est que, quand il le faut, elle sait mettre les pieds dans le plat. Elle est ainsi récemment intervenue pour réclamer le rapatriement d’un jeune Canadien, Omar Khadr, emprisonné à Guantánamo, âgé seulement de 16 ans lors de son arrestation. « Son boulot n’a rien d’une sinécure, note un politologue de l’université de Montréal. Il faut composer en permanence avec les susceptibilités d’un pays aux identités à vif. Y compris celles des Québécois, qui se sont sentis un peu vexés par l’épisode de sa participation aux cérémonies du 60e anniversaire du débarquement de Normandie. Ils ont trouvé que le battage médiatique autour de sa visite avait un peu trop éclipsé les festivités du 400e anniversaire de la ville de Québec… » Mariée à un Français naturalisé canadien, le réalisateur Jean-Daniel Lafond, qu’elle a rencontré alors qu’elle tournait un documentaire sur le chantre martiniquais de la négritude, le poète Aimé Césaire, la locataire de Rideau Hall revendique son appartenance à la diaspora africaine. « Je ne me dis pas africaine, car ce serait usurpé. Mais je suis sensible à l’histoire dont je suis issue. Et j’en suis fière. J’ai mis les pieds sur le continent pour la première fois en novembre 2006, pour une visite officielle qui a duré un mois (Afrique du Sud, Algérie, Ghana, Mali, Maroc). Je ne savais pas comment j’allais réagir, et, comme on dit en créole, j’ai senti l’Afrique me marcher dans le sang. » C’est par l’Algérie qu’elle a débuté son périple. Pour rendre hommage au peuple algérien, à ses femmes et aux journalistes qui ont fait courageusement front pendant la décennie noire. L’accueil qu’elle y a reçu restera à jamais gravé dans sa mémoire. Mais c’est peut-être sa visite au château d’Elmina, au Ghana, qui a constitué le moment le plus émouvant de son voyage. « Ce lieu était surnommé “la porte du non-retour”, c’était le fort où étaient entassés les esclaves avant leur déportation vers les plantations d’Amérique et où on laissait mourir de faim et de soif les chefs des communautés pour annihiler complètement les leurs. Mon hôte, le président John Kufuor, a profité de ma présence pour renouveler les excuses du peuple ghanéen à toutes celles et tous ceux qui avaient été déportés au cours des âges. Les Ashantis, groupe auquel il appartient, avaient servi de rabatteurs d’esclaves aux commerçants de la traite. Le roi des Ashantis est venu et a fait la même chose. C’était bouleversant. » Même si rien n’est officiellement arrêté, Michaëlle Jean espère retourner prochainement sur le continent. Et peut-être dès mars 2009, à l’occasion d’une conférence internationale sur le pouvoir des femmes, la women’s empowerment, organisée au Liberia par la présidente Ellen Johnson-Sirleaf.
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| Les pétrodollars attirent les migrants subsahariens |
| GUINÉE EQUAT. - 23 octobre 2008 - IRIN |
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Quelques années après l’arrivée des premiers foreurs pétroliers américains en Guinée équatoriale en 1992, des centaines de migrants, pour la plupart ouest-africains, ont suivi, beaucoup d’entre eux sans visa ni permis de travail.
Aujourd’hui, selon les estimations des forces de police nationales, un tiers de la population –soit plus de 300 000 personnes- est originaire de l’étranger, et la plupart des immigrés arrivent clandestinement en quête des pétrodollars dont ils ont tant entendu parler.
« Il y a environ 10 ans, des migrants ont commencé à arriver du Nigeria et du Cameroun », a expliqué Antonio Obiang, retraité des forces de police. « Le premier groupe s’est installé ici, tandis que le deuxième groupe ne pensait qu’à une chose : aller en Europe [en] profitant des visas [pour l’Europe], qui étaient délivrés facilement dans les années 1980 ».
Mais aujourd’hui, les migrants ne sont plus aussi pressés de quitter ce pays devenu troisième producteur de pétrole d’Afrique, selon Justino Angue, directeur de service au ministère national de l’Emploi.
« Ce n’est pas comme avant », a-t-il expliqué. « Nous voyons des bateaux entiers de ressortissants de toutes nationalités, ouest-africains pour la plupart, débarquer et rester là ».
Les migrants ont expliqué à IRIN que même sans papier, ils pouvaient se faufiler de l’autre côté de la frontière, en versant des pots-de-vin aux responsables des forces de sécurité.
S’ils sont pris sur le fait et menacés d’être arrêtés au cours des rafles périodiques et des expulsions massives menées par les forces de sécurité, pour environ 400 dollars, ils sont autorisés à rester, ont-ils confié.
Villages pétroliers
A 10 kilomètres de Malabo, la capitale, se trouve une zone construite par ExxonMobil –qui comprend des épiceries, un gymnase et un pressing- où des centaines de personnes vivent, qui entretiennent toutes des liens avec la société ExxonMobil. Près de là se trouve une autre zone pour les employés et les prestataires de Marathon, une autre compagnie pétrolière, ainsi que leurs familles.
Pour Fabio Ocori, homme d’affaires, les migrants ont un avantage : ils constituent une main-d’œuvre fiable. « Employer des immigrés est inévitable [en Guinée équatoriale]. C’est moins cher et vous n’êtes pas obligés de les déclarer. Si vous voulez un jardinier fidèle, un chauffeur obéissant, un entrepreneur professionnel, tout ce que vous avez à faire, c’est appeler un immigré, clandestin ou pas ».
Les immigrés affluent par centaines chaque mois, selon les estimations de la police, pour répondre à cette demande constante.
Selon Marcelo Engonga, sociologue local, cet afflux attise la méfiance des populations locales : « les immigrés ont inondé le marché du travail et l’économie informelle a provoqué un malaise social au sein des populations locales, qui ne sont pas habituées à un tel entreprenariat ».
Xénophobie
Selon M. Engonga, les vendeurs ambulants arrivés dernièrement en Guinée équatoriale se sont attiré les foudres des populations.
« Chaque fois que des Equato-Guinéens voient un Béninois vendre de l’eau ou des desserts, ou un Camerounais gagner sa vie en vendant du poisson grillé, ils disent que ces immigrés sont en train de [leur] voler leur pays », a-t-il dit.
Malabo regorge de bijoutiers et de restaurateurs sénégalais, de marchands d’art nigérians, d’hommes d’affaires béninois, libanais ou chinois, et de vendeurs ambulants maliens.
D’après M. Engonga, ce mélange provoque une réaction xénophobe de la part des populations locales, qui perçoivent les étrangers comme une menace à leur propre survie. « Pour préserver la prospérité de leur pays, ils acquièrent un réflexe défensif qui consiste à chasser les étrangers ».
Des mesures sévères
« Ce petit monde commercial a créé une véritable économie parallèle estimée à plusieurs centaines de milliers de dollars non-imposés, qui échappent chaque année à la supervision [des autorités] », a indiqué Jaime Ndong, agent des douanes.
En 2007, le gouvernement a interdit aux Ouest-Africains de devenir propriétaires d’épiceries. Dans tout le pays, les magasins des Maliens, des Sénégalais et autres ressortissants ouest-africains ont été fermés ou repris par l’État.
En 2004, le président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo a fait passer une loi limitant à 30 pour cent la proportion de travailleurs étrangers au sein des entreprises ; cette loi épargne néanmoins les compagnies pétrolières, autorisées à embaucher 70 pour cent de travailleurs étrangers, tant qu’elles offrent des programmes de formation aux travailleurs locaux.
Pour justifier cette proportion plus importante d’employés étrangers dans le secteur pétrolier, la loi invoquait « le haut niveau de compétences techniques requises ».
Mais en fin de compte, la demande en main-d’œuvre immigrée l’emporte sur les efforts déployés pour chasser les étrangers.
« La Guinée équatoriale est un pays riche en pétrole, qui connaît une croissance économique rapide », a indiqué un des hauts responsables d’une entreprise européenne de travaux publics, qui n’a pas souhaité être nommé. « Le problème, c’est qu’elle manque cruellement d’employés qualifiés. Nous sommes obligés d’aller [en] chercher hors du pays si nous voulons atteindre nos objectifs ».
Bien que le pétrole soit devenu la principale source de revenus du pays –il a rapporté au pays plus de quatre milliards de dollars, soit 90 pour cent de son économie, en 2007-, selon la Banque des Etats de l’Afrique centrale, la majorité de la population vit encore de l’agriculture, en cultivant du cacao et du café, à l’ombre de l’économie pétrolière.
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Présidentielle américaine: Obama reçoit le soutien du New York Times
Le candidat démocrate à la Maison Blanche Barack Obama est crédité de 13 points d'avance au niveau national, selon un sondage à paraître vendredi dans le New York Times. Ce journal, l'un des plus respectés des Etats-Unis, lui a apporté jeudi son soutien.
Le candidat démocrate à la Maison Blanche Barack Obama est arrivé à Hawaï tôt vendredi où il doit visiter sa grand-mère de 85 ans qui est souffrante, selon un journaliste de l'AFP qui l'accompagne.
M. Obama avait annoncé jeudi sa décision de mettre sa campagne présidentielle entre parenthèses pour se rendre au chevet de sa grand-mère maternelle, Madelyn Dunham, qui doit fêter ses 86 ans dimanche.
Barack Obama a également reçu le soutien de l''ancien porte-parole du président américain George W. Bush, Scott McClellan, a rapporté jeudi la chaîne américaine CNN.
"Depuis le tout début, j'ai dit que je soutiendrai le candidat qui a le plus de chances de changer la manière dont Washington fonctionne", a déclaré M. McClellan, selon le texte, communiqué jeudi, de son interview, qui devait être diffusée vendredi sur CNN.
M. Obama compte 52% d'intentions de vote contre 39% pour le républicain John McCain, selon ce sondage réalisé conjointement pour la chaîne CBS. Le candidat démocrate perd un point par rapport à un sondage publié la semaine dernière par le même institut tandis que M. McCain est stable.
Seulement 5% des électeurs se déclarent encore indécis.
Signe préoccupant pour M. Obama, le candidat démocrate enregistre une chute de 12 points parmi les électeurs indépendants qui ne se revendiquent d'aucun parti. Son avantage demeure cependant de 6 points (45% contre 39%) dans cette catégorie d'électeurs.
Il restait vendredi 12 jours avant l'élection présidentielle du 4 novembre. Ce sondage a été réalisé du 19 au 22 octobre auprès de 1.152 personnes et sa marge d'erreur est de plus ou moins 3%.
Le New York Times, un des journaux les plus respectés des Etats-Unis, a apporté jeudi son soutien au candidat démocrate à la Maison Blanche, Barack Obama. "Les Etats-Unis sont délabrés et à la dérive après huit années mal dirigées par le président George W. Bush", estime le quotidien dans un éditorial à paraître dans l'édition de vendredi et intitulé "Barack Obama pour président".
"Les hyperboles sont fréquentes à chaque élection mais, cette année, c'est vraiment l'avenir de notre nation qui est en jeu", poursuit le quotidien new-yorkais.
"La sélection d'un nouveau président est facile. Après environ deux ans d'une campagne épuisante et méchante, le sénateur de l'Illinois Barack Obama a démontré qu'il était le bon choix pour devenir le 44e président des Etats-Unis", affirme le quotidien qui lui avait préféré Hillary Clinton au lancement du processus de sélection du candidat démocrate.
"Défi après défi, le sénateur Obama est devenu un leader de plus en plus crédible et à mis de la substance sur ses promesses d'espoir et de changement. Il a montré avoir la tête froide et un bon jugement. Nous croyons qu'il aura la volonté et la capacité de mettre en oeuvre un large consensus politique, ce qui est essentiel pour trouver des solutions aux problèmes de notre nation", ajoute le New York Times.
Le quotidien qui avait soutenu le républicain John McCain pour les primaires républicaines ne cache pas sa déception sur la façon dont le candidat républicain a mené sa campagne. "Il a conduit une campagne de division partisane, de lutte des classes qui a été parfois teinté de racisme", déplore le journal. Le New York Times dénonce notamment le choix du sénateur McCain de prendre comme colistière Sarah Palin, "pas apte à occuper les fonctions" de vice-président, selon le Times.
"C'est un choix opportuniste et mal fondé qui efface son bilan accompli au congrès durant 26 ans", juge le quotidien.
M. Obama a reçu ces derniers jours le soutien des plus prestigieux quotidiens américains dont le Washington Post, le Los Angeles Times, le Boston Globe et le Chicago Tribune. En 2004, le New York Times avait apporté son soutien au démocrate John Kerry, battu par George W. Bush.
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La Chine pour une plus grande régulation financière, veut se conformer aux normes alimentaires
Le Premier ministre chinois Wen Jiabao a appelé samedi à une plus grande régulation du système financier mondial, à l'issue d'un sommet Asie- Europe (Asem) à Pékin dominé par la crise financière internationale.
Par ailleurs, dans une "déclaration solennelle", il a promis que la Chine allait à l'avenir se conformer aux normes internationales en matière de sécurité alimentaire.
"Nous devons gérer correctement les relations entre l'innovation financière et la régulation. Nous avons besoin d'innovation financière pour mieux servir l'économie, mais avons encore plus besoin d'une plus grande régulation financière pour assurer la stabilité financière", a déclaré M. Wen lors d'une conférence de presse à l'issue du sommet bisannuel qui a réuni vendredi et samedi plus d'une quarantaine de dirigeants asiatiques et européens.
"L'économie virtuelle doit être coordonnée avec l'économie réelle, il ne faut pas que les problèmes de l'économie virtuelle influencent le développement de l'économie réelle", a-t-il jugé, ajoutant que les mesures prises pour faire face à la crise actuelle n'étaient pas "suffisantes".
M. Wen a confirmé que son pays prendrait une part "active" au sommet qui doit réunir le 15 novembre à Washington les grandes puissances industrialisées et émergentes du G20 sur la crise financière.
"Nous discuterons avec les dirigeants du monde de mesures pour faire face à la crise financière de manière pragmatique et commune", a-t-il dit, affirmant qu'il fallait montrer de la "confiance, de la coopération et de la responsabilité".
Le Premier ministre a souligné que si la crise financière n'avait pas un impact important sur le système financier chinois en raison de son ouverture encore limitée, elle aurait sûrement des effets sur l'économie chinoise.
"Si l'influence directe n'est pas très grande, elle a une influence sur les économies mondiales et le ralentissement de la croissance, par conséquent elle aura forcément une influence sur l'économie chinoise", a-t-il dit.
Vendredi soir, dans une déclaration, les 43 pays d'Asie et d'Europe (Asem) ont demandé une réforme profonde des systèmes monétaire et financier et un rôle accru du Fonds monétaire international.
"Les dirigeants s'engagent à entreprendre une réforme réelle et de fond des systèmes internationaux monétaire et financier", selon le texte.
Par ailleurs, concernant le scandale du lait frelaté, Wen Jiabao a affirmé: "Nous avons été très peinés".
"Nous allons agir et utiliser la qualité de nos produits alimentaires pour gagner la confiance des Chinois et du reste du monde", a déclaré M. Wen aux journalistes à l'issue du sommet.
Il a promis que les exportations chinoises "allaient respecter les normes des pays importateurs".
Quatre nourissons sont morts en Chine après avoir consommé du lait frelaté à la mélamine et des dizaines de milliers d'autres ont été contaminés. De nombreux produits chinois ont été rappelés à l'étranger devant les craintes de contamination.
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Pétrole: la baisse de l'offre Opep ne devrait pas stabiliser les prix à court terme
La baisse de production décidée par l'Opep vendredi risque à court terme de ne pas être en mesure d'arrêter la chute des prix de l'or noir, minés par les craintes liées à la récession économique, mais pourrait à plus long terme semer les conditions d'un fort rebond des prix.
Les prix du brut ont chuté de presque 60% en trois mois et demi, passant de 147,50 dollars le baril le 11 juillet à 61 dollars vendredi, entraînés dans la spirale baissière des marchés mondiaux.
L'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) s'est réunie en urgence vendredi pour tenter d'enrayer ce plongeon des prix, mais sa décision de retirer 1,5 million de barils par jour (mbj) du marché à partir du 1er novembre ne devrait pas parvenir à court terme à stabiliser les cours, pronostiquent les analystes.
D'une part, "les marchés prévoyaient 1 à 1,5 mbj. Il aurait fallu une baisse plus forte pour provoquer un choc psychologique sur les marchés", souligne Cornelia Meyer, analyste énergétique indépendante.
D'autre part, les mauvaises nouvelles économiques s'accumulent aux Etats-Unis et en Europe, mauvais présages pour la consommation d'énergie, alors que même les pays émergents comme la Chine ou l'Inde, moteurs de la demande pétrolière ces dernières années, sont atteints par la crise.
En outre, la flambée pétrolière du début 2008 avait été en partie alimentée par un afflux d'investisseurs qui voyaient dans le pétrole un actif financier à fort rendement et une bonne couverture contre la chute des cours du dollar.
A l'inverse, le retournement du marché pétrolier à la mi-juillet est largement dû à un exode de ces investisseurs purement financiers.
"Il n'y avait rien à faire pour stopper les prix à la hausse, il n'y a rien qui puisse les stopper à la baisse. Il est donc tout à fait possible que les prix continuent à reculer", remarque Cornelia Meyer.
Notamment si la situation de l'économie mondiale continue à se détériorer, minant la demande de pétrole.
L'Opep pourrait alors être tentée de resserrer encore plus son offre. Elle a prévenu qu'elle pourrait se réunir aussi souvent que possible, et pourrait agir si besoin avant sa prochaine réunion, prévue à Oran en Algérie le 17 décembre.
Sans compter qu'à plus long terme, la réduction de la production annoncée vendredi devrait immanquablement entraîner un regain de tension entre l'offre et la demande.
"Du point de vue de l'offre et la demande, j'aurais préféré que l'Opep ne baisse pas sa production", remarque Cornelia Meyer.
La coupe de l'Opep devrait empêcher que des stocks pétroliers excessifs ne se constituent sur le marché "au premier trimestre 2009, au moment où la demande saisonnière baisse", remarque Vera de Ladoucette, analyste du Cera, qui ajoute que "l'Arabie saoudite et le Koweït ont déjà, par manque de clients, commencé à réduire leur offre".
Celle de Ryad, premier producteur mondial et leader de l'Opep, est passée de 9,6 mbj environ en juillet à "9,1 ou 9,2 mbj en octobre, et qui devrait encore être inférieure en novembre", ajoute-t-elle.
Alors que l'exploitation des nouveaux gisements pétroliers coûte cher, des cours durablement bas pourraient aussi remettre en question de nombreux projets mis en route ces derniers mois pour tenter de faire face à la demande forte des pays émergents.
"Les investissements qu'on fait avec un baril à 95 dollars, on hésite à les faire" à 60 dollars, poursuit Mme de Ladoucette.
"Avec des prix du pétrole bas, on hypothèque le futur. Nous aurons des prix pétroliers encore plus élevés plus tard. D'ici deux ans, quand l'économie aura redémarré, les prix pourraient vraiment monter très haut", conclut Mme Meyer.
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Obama milite dans et pour les jeux vidéo
jeu oct 23 14:44:06 Par Greg

Alors qu'il amorce la dernière ligne droite de sa course à la Maison Blanche, le candidat démocrate est loin de se reposer sur ses lauriers. Désireux de ne pas faire mentir les sondage récents annonçant sa victoire, Barack Obama ne néglige ainsi plus aucune piste pour rassembler les suffrages le jour J. Sa dernière trouvaille : envahir l'univers des jeunes mâles américains de 18 à 34 ans hermétique à la télévision et aux journaux (si si ça existe) mais jouant aux jeux vidéo. Pour ce faire, son équipe a mis en place une large campagne publicitaire directement dans les jeux préférés des jeunes américains (Skate, Guitar Hero 3, Need For Speed, L'Incroyable Hulk et bien sûr presque toute la gamme sport US d'Electronic Arts NASCAR 09, NHL 09, NBA Live 08, NFL Tour...) faisant la promotion du site www.voteforchange.comL'objectif avoué des démocrates avec cette plateforme reste honorable puisqu'il servira à renseigner les futurs électeurs sur les modalités d'inscription sur les listes électorales de leur Etat. Se félicitant de cette opération novatrice, les éditeurs de jeux n'ont pas manqué toutefois de souligner qu'il n'affichait aucun favoritisme particulier à un parti. La directrice de la communication d'entreprise chez EA, Holly Rockwood, déclarait récemment à GigaOm :" Comme la plupart des télés, radios et afficheurs, nous acceptons la pub de la part des candidats politiques crédibles. Comme les spots politiques sur les chaînes de télé, ces pubs ne sont pas représentatives des règles politiques de EA ni des opinions des équipes de développement.". A noter en outre que le même dispositif aura été proposé au camp Mc Cain (qui a refusé l'offre commerciale). Voilà en tout cas une action surprenante et audacieuse de la part du candidat démocrate qui souligne une fois de plus son intérêt pour la place des jeux vidéo dans notre société. Rappelons qu'en Mai dernier, il s'était distingué dans ce domaine notamment via une vidéo qui illustrait sa position sur ce média. En effet, lors d'une intervention dans une école, il avait mentionné le rôle des parents dans l'éducation des enfants vis-à-vis de leur perception des mondes virtuels (violents ou pas) comme celui par exemple de GTA. Un exemple de lucidité étonnant qu'on aimerait servir comme exemple à certains de nos politiciens en France...
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MOUVEMENT SOCIAL AU SECTEUR PÉTROLIER/MINISTÈRE DU TRAVAIL
Un seul point de l'accord reste à appliquer
Selon le ministère du Travail, de l'Emploi et de la Prévoyance sociale, le seul point d'achoppement qui est resté sans application est celui de la mise en disponibilité et prise en charge des agents syndicaux pendant leur mandat syndical. Et il y a encore dit-on au ministère, une marge pour appliquer ce oint de l'accord signé en présence du chef de l'Etat le 1er avril 2008 et négocier les autres points.
L'ORGANISATION nationale des employés du Pétrole (ONEP) a déposé un préavis de grève générale illimitée qui expirera le dimanche 26 octobre prochain dans une lettre adressée le 20 octobre au Premier ministre, chef du gouvernement, Jean Eyeghé Ndong (lire l'Union du jeudi 23 octobre en page 11). Selon le ministère du Travail, de l'Emploi et de la Prévoyance sociale, tous les points qui ont fait l'objet d'un accord et signés en présence du président de la République, SE El Hadj Omar Bongo Ondimba ont été a piqués, sauf le point K-, 2 qui concerne la mise en disponibilité des responsables syndicaux pendant leur mandat syndical. Au regard de l'imminence de cette grève qui va paralyser le secteur de distribution des hydrocarbures et certainement de l'exportation du brut, nous avons rencontré les responsables du ministère qui nous ont apporté des éclaircissements, documents à l'appui, sur cet accord. Et à propos de la mise en disponibilité et prise en charge des agents syndicaux pendant leur mandat syndical, le ministre Jean-François Ndongou a dit aux délégués du personnel lors de sa visite à Gamba, que la mise en disponibilité va disparaître pour faire place à une nouvelle règlementation qui permettra une mutation progressive des employés du secteur pétrolier.
Au cours de cette même visite, il a été reconnu que les 9 points de l'accord ont été appliqués. II s'agit notamment de la protection-professionnelle des responsables syndicaux; du cas des cinq agents reconnus inaptes à leur emploi du fait de maladie; de l'indemnité de services rendus aux 12 agents de EHTM-Mfoundou recrutés par Shell Gabon; des 200 agents de Shell Gabon n'ayant pas bénéficié de la jouissance physique de leurs congés annuels de 2006 et 2007; des primes conventionnelles; du transfert des personnels; de la durée de présence sur les sites pétroliers..; de la prise en charge médicale des personnels non Shell Gabon sur les sites de Rabi et de Gamba; de la qualification des sites pétroliers: le terminal de Gamba et les trois champs pétroliers autour de Gamba.
Bien plus,le plan de gabonisation expressément recommandé par le chef de l'Etat est en application à Shell Gabon par le programme « Develop » dont l'objectif est de fournir un standard global unique et obligatoire de développement accéléré de carrière pour les jeunes diplômés ainsi que des mesures évaluation. Il y a également le forum de gabonisation et les plans de succession qui concernent la gabonisation progressive des postes de la hiérarchie.
Toutefois, il reste la préoccupation sur la nouvelle législation notamment l'arrêté 208 quia introduit des disparités entre les employés en rotation(28/28) et ceux en système 5/2 et qui constitue une source de tensions latentes.
Mais lorsqu'on revoit les points de négociations présentes au Premier ministre et qui doivent se dérouler spécialement à Port-Gentil, l'on constate de nouveaux points quine figuraient pas dans l'accord du ter avril 2008. Il s'agit entre autres, des gilles salariales sectorielles, de l'augmentation des prix des produits pétroliers, de l'emploi de la main-d'oeuvre étrangère, de la fiscalité (suppression ou révision de certaines taxes fiscales pesantes: TCS, FNH, ISR, Taxes portuaires et aéroportuaires, TVA sur les produits de première nécessité). L'espoir qui nous reste est que les deux parties engagent les négociations pour que les Gabonais ne soient pas pénalisés par cette grève de caractère illimité.
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